à rechercher comment faire un cadre gratuit pour mes photos, j'en ai oublié l'heure d'aller travailler et c'est au pas de course que je suis arrivée sur place ; il était temps, trois enfants allaient traverser - du brouillard ce matin, surprise là aussi, j'avais pas pris le temps de regarder par la fenêtre - devant le portail fermé à jamais de la dernière très vieille maison du quartier du maraîcher qui nous a quitté cet hiver, j'imagine la présence de la silhouette de sa soeur disparue quelques années avant lui, mais en vain pas d'apparition... je sens bien pourtant que ce coin est protégé par tous les disparus du quartier : quand ils ont coupé les cinq branches principales du marronnier, ils ne pensaient pas que la nature leur demanderaient à la place cinq vies et c'est ce qui s'est passé cette année ; si je fais le compte : le maraîcher que j'avais vu l'automne dernier devant sa porte de grange pour la première fois, à mettre du ciment sous la porte de sa grange, là où les chats passaient et les hérissons (c'est bien à cet endroit que j'avais vu une mère hérisson avec ses trois petits ; j'étais vite allée chercher raphaël pour lui montrer et prendre des photos, photos coincées dans mon ancien disque dur bloqué avec toutes les autres photos) - il avait pris soin ensuite, je disais donc le vieux monsieur, de poser un plastique tout l'hiver par-dessus... puis je ne l'ai plus revu - les frères les plus âgés à la maison de retraite des frères nous ont quitté aussi et de même plusieurs personnes de l'immeuble en face, constitutée pratiquement que de personnes âgées (souvent on en voit sortir plusieurs d'entre-elles ensemble, soit avec une amie voiture qui les attend soit avec un mini-bus spécial pour elles).. quand j'arrive ainsi au pas de course, c'est plus facile pour être bien réveillée : il s'agit de ne pas les rater les pas de danse, de polka et entrechats entre les voitures et les chats (cinq, même plus, répertoriés dans le quartier que je fais traverser comme les enfants, ils avancent lentement prudents et foncent au dernier moment) aux aguets dès que je suis sur place, la lune aujourd'hui à la place du soleil entrevue... allez tiens, je vais compter les bonjours que je dis ; mais arrivé à 30 tout d'un coup il y en a trop et je n'y arrive plus... ; il s'agit de ne pas faire un raté, et je me surprends parfois à faire des demi-tours comme les mannequins un peu automatiquement ou à rester sur place comme le joueur virtuel de raphaël qu'il est, dans son jeu sur pc quand il est en ligne et qu'il attend son copain olivier (le joueur bouge de droite à gauche) ou je me surprends à marcher comme ce marcheur qui promène toujours son chien, je prends la même allure... (petite page clin-d'oeil à ceux qui savent si bien écrire, pour me rappeler le temps où j'écrivais mon journal - mais là c'est différent puisqu'on y est lu en principe... et que cela change tout à fait ce que l'on y écrit....)